QUESTION 1: Dans votre livre, vous dites que pour travailler à la
guérison, il faut développer une intention aimante. Comment
cela se produit-il ?
RM : La clé pour travailler comme guérisseur, ou pour
oeuvrer à sa propre guérison, est d'être capable
de s'ouvrir à une vision plus large de la vie dans sa totalité.
La maladie nous rend craintifs, nous nous contractons, nous nous sentons
plus isolés. Ce sentiment de séparation nous affaiblit,
notre niveau d'énergie baisse et nous avons moins de force de
vie pour asseoir notre état de santé naturel. Le fait
de se sentir relié à quelque chose de plus grand et de
plus complet (que le soi séparé), ne serait-ce que pour
un instant, peut être une profonde source de guérison.
Nous pouvons apprendre à nous ouvrir à un espace plus
grand par la prière, la méditation et la relaxation profonde.
Le simple fait d'apprécier la musique ou de parler gentiment à quelqu'un
d'autre nous aide à guérir, car si nous voulons être
heureux et en bonne santé, nous devons aider les autres à l'être également.
Il est important de se rappeler que, si notre corps nous appartient
effectivement, il n'est pas nous.
QUESTION 2: Est-ce que cette intention aimante est liée à une
compréhension plus large de la vie dans sa totalité ?
Est-ce cela que la conscience élargie permet ?
RM : A la racine de notre souffrance, et particulièrement de
l'anxiété, la tristesse et la honte que nous pouvons
ressentir, se trouve un faux sentiment de séparation. Nous sommes
des corps séparés les uns des autres, mais nos corps
sont nourris par l'ensemble des interconnections du réseau de
la vie. De la même manière, notre conscience prend racine
dans l'univers tout entier. La séparation est illusoire. C'est
dans la nature qu'il est le plus facile de reconnaître cette
connection vivante : tout est dans tout. Mais nous avons, pour la plupart,
perdu notre capacité à être ouvert, à être
réceptif. Nous avons tendance à vivre trop dans nos têtes
et nous sommes trop guidés par des buts étroits. Cela
nous coupe de la capacité à percevoir qui nous sommes
réellement. La conscience élargie n'est pas quelque chose
de spécial, réservé à une élite.
Elle est là, maintenant. C'est notre état naturel quand
nous nous détendons et que nous lâchons prise. Nous pouvons
alors aisément sentir que nous sommes parfaitement suffisants
tels que nous sommes. Il n'y a rien qui cloche, au coeur de votre être.
Vous êtes déjà celui ou celle que vous cherchez.
QUESTION 3 : Quand il s'agit de spiritualité, nous avons tendance à essayer
de la trouver dans des groupes, avec des maîtres, des religions.
Pensez-vous qu'il est possible de vivre cette spiritualité dans
notre vie quotidienne, en développant une attention particulière,
indépendamment de maîtres, écoles ou sectes ?
RM : Le chemin de chacun vers une spiritualité vivante est
unique. Certains trouvent un véritable maître qui les
oriente vers leur propre maison ; d'autres sont guidés par une
simple observation de la Nature. Les religions, en général,
n'ont pas réussi à nous amener à une véritable
illumination. Elles nous divisent là où il n'y a pas
de réelle division. Elles nous séparent les uns des autres
quand nous avons des croyances différentes, et surtout nous
séparent de Dieu justement parce qu'elles le placent à l'extérieur.
La relation à Dieu - qui est la spiritualité - est une
chose très personnelle, intime et sacrée. L'aspiration à connaître
Dieu est inscrite en chacun de nous et dans toutes les choses. Une
fleur connaît Dieu en s'ouvrant. Elle se fiche de savoir si quelqu'un
la regarde. Un oiseau connaît Dieu en chantant son chant et en
construisant son nid. Mais comment un humain connaît-il Dieu
? C'est une grande question. Pour moi la réponse est : en devenant
un être humain. Et pour cela il n'y a pas d'endroit en particulier,
de vêtement ou de rituel spécifique. Simplement être
humain. Mais nous avons perdu le sens de notre humanité. Nous
sommes devenus des unités économiques, des consommateurs,
des esclaves du salaire. Nous vivons de l'extérieur vers l'intérieur,
essayant de conformer nos vies à des idées et des images
au lieu de vivre à partir de notre propre authenticité humaine.
Nous sommes devenus les victimes de notre mental et de nos émotions,
car nous avons perdu le sens de l'émerveillement devant le miracle
de notre propre corps et perdu nos racines terrestres. Etre humain
c'est être de cette Terre.
La spiritualité est ce que nous découvrons qui nous aide à devenir
meilleur, quoi que ce soit. Bien sûr, certains types d'expériences
mystiques nous extraient pour un temps de la vie ordinaire, mais ultimement,
l'illumination n'a aucun sens, si ce n'est dans la manière dont
nous prenons soin de nous-mêmes, les uns des autres et de la
Terre. Dans un futur proche, c'est le fait de nous honorer les uns
les autres, d'oeuvrer à la restauration et à la protection
de l'environnement, qui définira un être humain spirituel.
Sans quoi, la Terre nous conduira à l'extinction, car nous n'aurons
pas appris comment être humains.
QUESTION 4 : Vos livres semblent destinés à des personnes
qui ont connu un processus d'éveil spirituel. Votre but était-il
de souligner les risques liés à un processus de ce type,
quand il n'est pas bien mené ?
RM : J'ai écrit à propos du processus de l'éveil
pour guider les gens qui font l'expérience d'une énergie
nouvelle, de nouvelles capacités de conscience, afin qu'ils
aient moins peur. Et apparemment, d'après les échos que
j'ai eus, le but a été atteint.
En chacun de nous réside une intelligence profonde qui nous
guidera, mais il y a également des parties de notre conscience
- de vieilles blessures, des peurs particulières, l'orgueil,
le sentiment d'insécurité, les ambitions - qui peuvent
contaminer l'éveil et nous amener à faire fausse route.
Il est bon d'être averti du danger, mais encore meilleur d'être
appelé à de nouveaux possibles. Quand une personne s'éveille,
elle se met graduellement au service de l'intelligence plus profonde
de la Vie. Elle peut alors aider les autres à guérir,
nous rappeler à notre nature véritable, faire renaître
la sagesse dans la société. C'est une bénédiction
profonde que de laisser l'intelligence de Dieu vivre à travers
vous, de connaître la paix qui « transmet la compréhension »,
d'offrir sa vie pour que d'autres puissent vivre avec plus de liberté et
de dignité.
QUESTION 5 :Si votre but est de rendre les gens plus conscients des
risques, doit-on comprendre que vous avez eu une mauvaise expérience
?
RM : Il n'existe pas de mauvaise expérience. Il est vrai que
quelques personnes deviennent folles ou tombent malades, ou se perdent
dans l'ambition et l'auto-importance car elles n'arrivent pas à intégrer
ces nouvelles énergies. Ceci peut se produire dans n'importe
quel domaine de notre vie, quand nous accédons à un niveau
d'énergie plus élevé et différent. Le succès,
par exemple, a détruit la vie de nombreux acteurs, musiciens
et artistes. Marilyn Monroe en est un exemple. Mais dans une perspective
plus large, la Vie trouve un chemin. Nous apprenons tous des erreurs
des autres, tout comme nous apprenons de leurs réussites. Rien
n'est garanti à quiconque simplement parce qu'il ou elle a vu
une porte s'ouvrir et a eu un aperçu de l'illumination. Il y
a des forces puissantes dans la Vie et dans notre propre psyché qui
font de nous ce que nous sommes ; et nous avons chacun à les
rencontrer aussi bien que nous le pouvons. C'est un choix d'aimer Dieu
et la Vie. C'est un choix de consacrer sa vie au bien de tous.
L'éveil spirituel n'est pas une expérience privée
destinée à notre accroissement personnel. C'est le mystère
de la Vie qui vous appelle à aller plus profondément
en vous-même. Et si vous descendez dans vos propres profondeurs,
vous verrez que nous sommes tous Un en Esprit et vous deviendrez un
ami de la Vie et le serviteur plein de gratitude de l'éveil
des autres. Mais parfois nos egos s'emparent de l'éveil et essaient
d'utiliser ces nouveaux dons et ces nouveaux pouvoirs en suivant l'ancienne
manière : celle de la compétition et de l'expansion personnelle.
Mais cet univers suit le principe de Coopération. Tout coopère
avec tout. Donc l'illumination personnelle et égoiste est simplement
une expérience incomplète.
QUESTION 6 : Le processus d'éveil peut-il être préjudiciable à la
personne qui le connaît?
RM : Le processus d'éveil n'est pas personnel. C'est comme le
temps ou les marées : il obéit à des lois fondamentales
et impersonnelles. D'une certaine manière, l'éveil ne
cause pas plus de tort à quiconque qu'il n'est causé de
tort à une femme qui meurt en donnant naissance à son
enfant. La Vie pousse en avant et dépasse le niveau d'une créature.
Et donc nous devons nous éveiller. Consciemment ou inconsciemment
nous irons frapper à la porte de Dieu et la réponse viendra
toujours. Peut-être qu'individuellement nous ne serons pas prêts à entendre
la réponse, tout comme chaque naissance n'épargne pas
nécessairement la mère ou l'enfant. Mais le processus
continuera ; il doit continuer. Et il est vrai que le danger est bien
plus grand aujourd'hui qu'il n'y ait pas un nombre suffisant de personnes
qui s'éveillent pour changer le courant de la conscience qui
domine le monde actuellement et qui, si elle n'est pas transformée,
détruira la vie telle que nous la connaissons sur Terre. Ce
n'est pas l'éveil qu'il faut craindre mais plutôt l'état
d'esprit actuel de la majorité de l'humanité. Il y a
encore trop de personnes qui pensent que l'Homme est Roi et que la
Terre est là pour que nous l'exploitions, que l'accomplissement
de l'homme est plus important que l'accomplissement de l'ensemble de
la création divine. Et ce, la plupart du temps, avec l'aval
des principales religions et des institutions politiques et économiques.
C'est la folie qu'on devrait craindre. Même si l'éveil
peut être difficile, rester endormi sera certainement fatal à tous.
QUESTION 7 : Est-il possible que des gens qui auraient le pouvoir
de provoquer le processus d'éveil chez les autres le fassent
uniquement dans le but de manipuler ou de créer une dépendance
?
RM : C'est une question difficile. Personne ne peut réellement
connaître la motivation de quelqu'un d'autre, et même si
le but était la domination, il n'en résulterait pas nécessairement
que les gens soient dominés. L'énergie spirituelle est
neutre. Même si la personne qui l'exprime présente une
personalité qui a des failles, l'effet sur quelqu'un d'autre
peut être positif si l'énergie est reçue par un
coeur honnête. Et, en fait, même une personne sainte peut
avoir un effet négatif sur quelqu'un d'autre si l'on donne une
définition restrictive à ce qu'on considère comme
négatif. Ce qu'on peut dire, c'est que le processus d'éveil
nous force à faire face à notre malhonnêteté et à notre
ignorance et que cela peut être très perturbant, en tout
cas pendant un certain temps. Il serait probablement plus juste de
dire qu'une personne qui a le pouvoir de catalyser le processus d'éveil
chez les autres n'a cependant jamais la capacité à amener
cette autre personne à un éveil complet. Car c'est quelque
chose dont chacun doit faire l'expérience par lui-même.
Il est sage, je pense, d'admettre qu'aucun maître spirituel n'est
parfait. Chacun a sa propre structure psychologique personnelle, des
zones d'ombre, sans quoi on ne les verrait pas : ils seraient psychologiquement
invisibles. C'est seulement la manière dont vous vous offrez à un
soi-disant maître qui rend celui-ci bénéfique ou
maléfique pour vous. Il n'y pas de victimes, mais seulement
des personnes qui pensent l'être. Bien sûr on pourrait
changer de point de vue et dire l'inverse : chaque maître est
parfait si vous êtes capable d'apprendre et de grandir par tout
ce qu'il ou elle vous apporte.
QUESTION 8 : Quelle est votre opinion sur la relation entre maîtres
et disciples qui est tellement essentielle dans la plupart des courants ésotériques
? Que pensez-vous des gens qui se rassemblent pour suivre une personne
qui a un haut niveau d'énergie ?
RM : Je ne peux parler que de moi. Quand je me trouve dans une relation
profonde avec quelqu'un qui a choisi d'apprendre à mes côtés,
c'est une grâce. Et ce n'est pas la mienne mais celle de la Vie.
Je ne suis le maître de personne. La seule personne dont je doive être
le maître, c'est moi-même. Je me considère seulement
comme un ami spirituel. Sur la base de ce qui s'est éveillé en
moi, je peux être un miroir pour certaines personnes et l'énergie
qui émane de moi peut soutenir leur croissance. Mais je n'ai
pas de disciples. J'ai juste des relations qui sont nées dans
la grâce, que j'honore dans le temps et chacune est déliée
par la volonté de Dieu.
QUESTION 9 : Pensez-vous que les gens qui travaillent au processus
d'éveil peuvent devenir accrocs à un haut niveau d'énergie
? Comment peut-on être conscient de ce risque ? Comment distinguer
un réel intérêt d'une forme de dépendance à l'énergie
?
RM : Une partie de l'éveil consiste à apprendre à devenir
conscient de l'Energie Universelle, parfois appelée Lumière
ou Chi. Il est plus facile de développer cette conscience dans
un groupe car l'énergie collective du groupe rend l'expérience
de la présence plus intense. Cette énergie amplifiée
a une composante psycho-physiologique : l'énergie que nous ressentons
est à la fois en nous et transcendante. Comme elle est en nous
- c'est notre vie, elle fait battre notre coeur, elle nous fait respirer
- nous pouvons la sentir dans notre corps et autour de nous. C'est
la composante physique de cette énergie universelle. Mais elle
a aussi une composante psychique : elle peut nous aider à réaliser
notre unité avec toute chose et nous pouvons faire l'expérience
de l'énergie comme Amour Universel. Il est très émouvant
de faire cette expérience et, dans la mesure où nos egos
s'identifient à cette émotion en expansion, nous devenons
dépendants de cette expérience que nous voulons répéter
sans arrêt. Nous pouvons aussi commencer à nous identifier
au groupe ou à la communauté dans laquelle nous avons
exploré ces nouvelles expériences, et oublier que c'est
un état de conscience accessible partout et entre toutes sortes
de personnes, quel que soit leur âge, sexe, race, nationalité.
La dépendance à l'énergie résulte d'une
confusion entre le phénomène et l'essence. L'essence
est la qualité de notre attention qui amène le Chi à la
conscience et non pas les sensations, émotions ou tout autre
phénomène qui l'accompagnent. Au bout du compte, les
aspects psycho-physiologiques du Chi deviennent sans importance et
nous nous reposons dans une attention pure et dégagée
de tout obstacle. Et nous sommes alors une lumière en toute
circonstance et il n'y a pas d'énergie ou de communauté particulière.
Chacun et tout est notre communauté sacrée.
QUESTION 10 :Vous mentionnez un événement qui vous a
rendu jaloux de quelqu'un et dans lequel vous avez réussi à élever
votre niveau d'énergie jusqu'à ressentir un sentiment
d'amour inconditionnel. Pouvez-vous nous dire si la relation inter-personnelle,
dans le cas où une des personnes accroît son niveau d'énergie,
suffit à élever l'énergie de tous ?
RM : L'expérience à laquelle vous faites référence
n'était pas quelque chose que j'ai fait consciemment : cela
m'est plutôt arrivé. Je me sentais très contracté par
la jalousie ( je n'avais pas encore trente ans) et, sans que je m'y
attende, j'ai changé la direction de mon attention vers mon
coeur. Tout à coup, la jalousie et le sentiment de compétition
se sont transformés en Amour. J'étais stupéfait.
Tout de suite, j'ai souhaité le meilleur pour la personne qui,
un moment plus tôt, était mon rival. La première
fois où cela s'est produit, c'était une grâce.
On me montrait que nos émotions et nos pensées n'ont
qu'une réalité relative : elles dépendent de notre
niveau de conscience à ce moment-là. Depuis, j'ai appris à m'ouvrir
plus consciemment à cet amour plus profond, mais, encore aujourd'hui,
si je suis pris par l'ambition, l'esprit de compétition ou l'égoisme,
l'amour disparaît. Donc une conscience plus élevée
est un choix fait à chaque instant.
Si vous avez fait ce choix, au plus profond de votre âme, la
paix émane de vous et cela a un effet sur tous les autres. Souvenez-vous
que nous ne sommes pas séparés : ce n'est qu'une partie étroite
de nous qui perçoit les choses ainsi.
QUESTION 11 : Connaissez-vous une technique qui utilise les symboles
tibétains pour initier les gens et qui s'appelle le Reiki ?
D'après un maître de Reiki, ces symboles activent l'énergie
de la Kundalini. Pouvez-vous nous en dire quelque chose ?
RM : Je n'ai qu'une petite expérience du Reiki, mais pour ce
qui est du symbole, la nature d'un symbole est de nous relier à quelque
chose de plus grand. Faites cette expérience : fermez les yeux
et devenez conscients de votre souffle, laissez le calme envahir votre
esprit. Maintenant pensez à un endroit dans la nature que vous
aimiez particulièrement quand vous étiez enfant - un
jardin, une rivière, un arbre. En amenant une de ces images
dans votre esprit, vous allez remarquer un changement dans vos sentiments.
C'est le pouvoir d'un symbole. J'aime penser que le moment présent
est ma bien-aimée. J'utilise le symbole du Bien-aimé comme
une manière d'indiquer la direction du mystère de l'instant
présent. Et en faisant cela, je me sens en expansion. Mon coeur
devient plus chaud, mes mains rayonnent d'énergie et je me sens
simplement reconnaissant. C'est un bon point de départ à chaque
instant. Il est bon de partir de cet espace en soi pour parler ou pour
toucher quelqu'un qui ressentira alors l'énergie transmise par
les mains. Cela peut même supprimer la douleur.
QUESTION 12 : Si l'énergie dela Kundalini est éveillée
dans les initiations au Reiki, des critères plus sévères
sont-il nécessaires pour faire des initiations ?
RM : Ne vous laissez pas trop embarquer par l'histoire de la Kundalini.
C'est seulement un nom pour quelque chose que nous connaissons tous
: le lieu dans lequel la présence de Dieu réside en chacun
de nous. La Kundalini peut prendre différentes formes suivant
la partie de nous qui exprime cette énergie. Cela peut être
l'avidité, la peur de l'amour. Quand la Kundalini « s'éveille »,
cela signifie que nous pouvons être plus proches de la source
de Vie en nous-mêmes. Comme nous avons dû réprimer
beaucoup de choses pour développer notre persona - le masque
psychologique que nous portons dans le monde qui a aussi une composante
physiologique qui nous influence au niveau métabolique, au niveau
de notre perception, de notre vitalité, etc. - quand cette énergie
commence à être plus présente en nous, elle remue
beaucoup de choses. Mais il s'agit seulement de Dieu qui revient à la
maison, en nous. Notre tâche est de tourner notre attention vers
ce nouveau niveau d'expérience et d'apprendre à savoir
ce dont il a besoin : comment on doit manger, faire de l'exercice,
de combien de repos nous avons besoin, combien de temps dans la nature,
comment prier, etc. L'éveil de la Kundalini devient notre enseignant,
mais c'est nous qui décidons de ce que nous allons apprendre.
Bon, et ça c'est une initiation et toutes les initiations comportent
une part de risque. Mais encore une fois, vous n'êtes pas une
victime : une partie de vous a appelé cette initiation. Que
ce soit par le Reiki ou par d'autres moyens, nous répondons
tous à l'appel de notre profonde aspiration à savoir
qui nous sommes et pourquoi nous sommes là et ce que nous avons à vivre.
C'est seulement la peur qui s'inquiète de contrôler le
processus de l'initiation. Il n'y a aucun moyen de savoir qui est et
qui n'est pas prêt, donc la seule chose à faire, c'est
d'être honnête envers soi-même. Que vous soyez enseignant
ou élève (et nous sommes tous des élèves),
c'est la Loi.
QUESTION 13 : Dans votre livre, les concepts du Yi-King sont clairement
compris, et même cités à la fin. Avez-vous intégré ces
concepts ?
RM : Oui. Le Yi-King a été pour moi une des plus grandes
sources de sagesse écrite. Il reflète pour moi ce que
ma vie m'a enseigné et il m'invite à revenir à mon
vrai Soi.
QUESTION 14 : Comment peut-on vivre l'éveil dans la vie quotidienne
?
RM : Aider les autres à avoir ce que vous voudriez avoir pour
vous-même. Si vous vous sentez seul(e) soyez accueillant(e).
Si vous avez l'impression de n'être pas vu(e), voyez les autres,
et dites-leur comment vous les voyez. Si vous voulez l'amour, soyez
aimant(e). Si vous voulez la reconnaissance, reconnaissez les autres.
Si vous voulez l'approbation, honorez les autres et parlez d'eux avec
sincérité. Si vous voulez être vu(e), apprenez
d'abord à voir l'autre. C'est aussi simple que ça. Il
n'y a que Vous, et quand vous savez cela, il n'y a que l'Amour.
